Qu’est
ce que le Mécanisme National ?
C’est
un outil qui permet à tous les acteurs impliqués
dans la gestion et l’utilisation des ressources phytogénétiques
pour l’alimentation et l’agriculture (RPGAA) de mettre
en commun et d’échanger les informations relatives
à la mise en œuvre du Plan d’action mondial (PAM).
Adopté à Leipzig en juin 1996 par la Conférence
technique internationale sur les ressources phytogénétiques,
le PAM a identifié 20 activités prioritaires
pour la conservation et l’utilisation durable des RPGAA.
Le Mécanisme a été mis en place
en 2006, soit 10 ans après l’adoption du PAM
et la contribution des pays à la rédaction
du premier rapport sur l’Etat des ressources phytogénétiques
dans le monde.
La base de données du mécanisme sera un
instrument qui permettra au Comité national des
RPGAA d’identifier et de planifier les actions prioritaires
sur les RPGAA.
Quelle
est la fonction du Mécanisme ?
Le mécanisme
de manière transparente permet d’accéder
à une information fiable sur l’état des
RPGAA et contribuera une véritable évaluation
de la mise en œuvre du PAM d’abord au niveau de chaque
partie prenante, ensuite au niveau du pays. Les données
recueillies contribueront à la rédaction
du 2ème Rapport national RPGAA. L’analyse de
cette information nous (décideurs, gestionnaires
et utilisateurs) permettra d’élaborer un plan
stratégique national de conservation et d’utilisation
durable des RPGAA.
Quels
instruments sont utilisés ?
Le mécanisme
utilise des outils élaborés au niveau
de la Commission de la FAO sur les Ressources génétiques
pour l’alimentation et l’agriculture (CRGAA). Parmi
les éléments importants du mécanisme
on retrouve une liste d’indicateurs et un rapport type,
une application informatique pour l’enregistrement et
la mise en commun d’informations des parties prenantes
liées aux indicateurs, des lignes directrices
pour l’établissement du mécanisme et pour
la rédaction du 2ème Rapport national
RPGAA.
Comment
opère le Mécanisme ?
A travers la contribution volontaire de sept parties prenantes et sous la coordination de l’Unité des Ressources phytogénétiques (URPG) à l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA), en tant que Point focal national des RPGAA.
Qui peut prendre part au Mécanisme et comment ?
Toutes les parties intéressées, c'est-à-dire les institutions, les organisations, les entreprises publiques et/ou privées qui contribuent à la conservation et l’utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, peuvent prendre part au Mécanisme en contactant le Point focal national.
Mise
en œuvre du Mécanisme
Le Togo
a accepté l’établissement du Mécanisme
en juin 2006 à travers un protocole d’accord
financier entre l’Organisation des Nations Unies pour
l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Institut
Togolais de Recherche Agronomique (ITRA).
Ce protocole d’accord introduit un aspect spécifique
et important de processus visant à stimuler l’échange
d’information à l’intérieur d’un pays
ainsi qu’entre les pays et en particulier le suivi de
la mise en œuvre du PAM et la préparation de
Rapports nationaux sur l’état des RPGAA au monde.
L’ITRA à son tour a contacté des parties prenantes
qui ont contribué à la mise en œuvre du
Mécanisme en participant entre autres aux 1er
et 2ème ateliers tenus respectivement les 23
et 24 août et les 27 et 28 septembre 2006. Les
rapports de ces ateliers sont disponibles sur le site
Web de la FAO
Description
du Plan d’action mondial
Le Plan d’action mondial (PAM), a été adopté par 150 pays à la Conférence de Leipzig en 1996. Il a été établit avec la participation active de 155 pays ainsi que des secteurs publics et privés. Le Plan décrit les activités prioritaires identifiées aux niveaux local, national, régional et international. Il fournit en outre un cadre intégré pour une coopération systématique, rationnelle, équilibrée et équitable. Les activités doivent être menées avec des ressources nationales, mais certains pays comme le Togo ont besoin d’un soutien supplémentaire: la Conférence a confirmé que des fonds devraient être dégagés pour financer l’exécution du Plan par les pays en développement et les pays en transition. Le Comité national des RPGAA aura pour tâches entre autres la définition des priorités nationales. Le Plan reconnaît aussi la nécessité de concrétiser les Droits des agriculteurs.
La FAO s’est engagée à mettre en œuvre le Plan d’action mondial, sous la gouverne de la Commission intergouvernementale des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, dans le cadre du Système mondial FAO pour la conservation et l’utilisation des ressources phytogénétiques.
La conférence de Leipzig a souligné qu’il importait de mobiliser la participation la plus vaste possible à la mise en œuvre du Plan.
Le PAM a pour objectifs : (i) assurer la conservation des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture comme base pour la sécurité alimentaire, (ii) favoriser l’utilisation durable des RPGAA afin de stimuler le développement et pour réduire la famine et la pauvreté, (iii) favoriser un partage juste et équitable des avantages résultant de l’utilisation des RPGAA, (iv) aider les pays qui sont responsables de la conservation et l’utilisation des RPGAA afin d’identifier les priorités d’action, et (v) renforcer les programmes nationaux, régionaux et internationaux pour la conservation et l’utilisation des RPGAA, y compris l’éducation et la formation.
Pour atteindre ses objectifs, le plan a identifié vingt domaines d’activités prioritaires organisées en quatre groupes: Conservation et mise en valeur in situ; Conservation ex situ; Utilisation des ressources phytogénétiques; Renforcement des institutions et des capacités.
Le PAM est sous-tendu par le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (TI/RPGAA).
Les objectifs du Traité sont la conservation et l’utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation en harmonie avec la Convention sur la diversité biologique (CDB), pour une agriculture durable et pour la sécurité alimentaire.
L’Article 9 en son point 1) du Traité établit les Droits des agriculteurs par la reconnaissance de l’énorme contribution que les communautés locales et autochtones ainsi que les agriculteurs de toutes les régions du monde, et spécialement ceux des centres d’origine et de diversité des plantes cultivées, ont apportée et continueront d’apporter à la conservation et à la mise en valeur des ressources phytogénétiques qui constituent la base de la production alimentaire et agricole dans le monde entier.
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